ROMANS

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ROMAN N°01 : "L'école dont l'instit est un cancre"

Interview lors de la sortie du second tome:

 

Ed.Praelego-2ème volume

ROMAN N°02 : "le Lézard dans le buffet"(Extrait)

 

 

ROMAN N°3 : "Lucile Galatte ou le temps des gauloises bleues"

Amazon - La Fnac -

ROMAN N°04 : "Le bal des pourris"....


ROMAN N°05 : La Lieutenant au jupon rouge

ROMAN N°06 : Popaul, l'enfant qui voulait aller au ciel retrouver sa mère.

 

Le Pythagore éditions www.lepythagore.com

ROMAN N°07 :Sacré Popaul !

Le Pythagore éditions
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ROMAN N° 08 :Popaulissime !

Le Pythagore éditions
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ROMAN N° 09 Signé Popaul

Le Pythagore éditions
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ROMAN N° 10 La carte à jouer

À paraître

ROMAN N° 11 La chair salée a disparu

ROMAN N° 12 Riton le facteur et son chien Marcel...en tournée.



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ROMAN N° 13 L'or de la Barse
ROMAN N° 14 Popaul: scout toujours prêt!

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ROMAN N° 15: Dis maître...Est-ce que tu veux bien être mon père?"

En attente de publication

 

ROMAN N° 16 .Et mon coeur de battre comme un joli p'tit tambour

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ROMAN N° 17 : Un amour de Popaul En attente de publication
ROMAN n° 18:: Marie des Varennes En attente de publication
ROMAN n° 19:: Le maître d'école et la fille du vent En attente de publication
ROMAN n° 20:: Popaul et le p'tit vendeuvrois. En attente de publication
ROMAN n° 21:: Un petit soulier rouge dans la neige blanche En attente de publication
ROMAN n° 22:: Qui en veut au coq du clocher? Non proposé à l'édition
ROMAN n° 23:: Le temps des loups  
ROMAN n° 24:: J'ai l'honneur de vous dire... que vous n'êtes pas invités à mes funérailles  

 

– LE CHALLENGE: PUBLICATION CHAQUE MOIS DE NOUVEAUX CHAPITRES ECRITS AU JOUR LE JOUR –

LAURINE

Petite ode d'amour champenoise

Christian Moriat

Petite pièce poétique champenoise
à la manière du « Mireille » provençal
de Frédéric Mistral.


Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou des ayants cause, constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.

 

 

 

 

CHANT PREMIER

 

LA FERME DES VARENNES

I


BELLES SONT LES FILLES DE CHAMPAGNE...


Belles sont les filles de Champagne. J'en ai pour preuve un amour de jeunesse que l'on m'a conté. L'histoire d'une idylle que ni l'âge, ni le temps, ne sont parvenus à occulter de ma mémoire.
On dit que les primes amours sont celles qui jamais ne s'oublient. Mais est-ce fondé ? Je vais vous en conter une qui infirme la règle. Tant peuvent être infidèles les garçons, après que gloire et opulence ne soient venues les griser. Combien d'entre eux sont allés chercher loin, ce qu'ils avaient à portée. En dépit des serments, qui n'ont de valeur que pour ceux qui les prononcent.
Pourtant pareilles à la divine boisson elles sont, nos Champenoises. Vives, pétillantes, pellucides en leur robe de paille blonde, elles irradient et les ondes qu'elles diffusent autour d'elles, font tourner la plus équilibrée des têtes. Et malheur à ceux qui, d'elles, se gaussent. Et abusent de leur crédulité.
Il suffit de les regarder. Il suffit de les écouter. Comme on écouterait l’effervescence d'une coupe du céleste nectar, à travers le cristal d'une coupe.
Justement, c'est de l'une d'entre elles que je veux vous entretenir...
(Laissons Vincent vous la chanter. Puisque c'est de lui que vient la chanson.)

 

II


UNE TOUTE PETITE ÉTOILE





Il s'agit d'une étoile. D'une toute petite étoile que l'un de mes amis a rencontrée à Vendeuvre. Du côté de notre Aube natale. En Champagne méridionale. Nous étions en août, je crois. Et cela s'était passé tout là-haut. Sur l'à-plat des Varennes qui domine la vallée de La Barse – Barsès, en langue celte ; Barsès, La rivière blanche appelée aussi La rivière qui surprend –. Parmi les champs de sienne, brûlés par les soleils d'été. À l'empire des pierres. Bien avant l'amorce des champs de seigle et de blé qui mènent aux bois de Trodes. Juste avant le village de Villy. À l'endroit où paissent les chèvres. En lisière des longs chapelets de vignes, dont l'aval s'en va léchant la rivière. Laquelle folâtre le long de Vienne et de ses Voies, qui virent Vénus en sa brillance.

Mallette de peinture en bandoulière, Audren, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était parti avant que ne se lève l'astre solaire. Grimpant le sentier d'herbes folles à peine frayé, en bordure de Sainterie ¹. À deux doigts du Paradis ². Négligeant la Côte qu'on dit d'Or. Ruban de goudron par l'homme fabricoté, où ne se relève aucune humaine empreinte, fors le fer des roues de charrettes et la gomme des roues de quelques rares automobiles à essence. En un temps où la voiture n'avait pas encore fait valoir sa légitimité.

Ce matin-là, s'il avait suffit d'un sourire de l'aurore pour ouvrir l'azur, il avait suffi d'un pas pour ouvrir le chemin. Car, le savez-vous, c'est la marche qui créé le chemin. Et non le chemin qui créé la marche. Chemin qui n'a pas de fin. Escabelle entre terre et ciel, se perdant tout là-haut au grand rucher des nuages, incommensurable demeure des anges blonds.
Chaque caillou, par lui foulé, était un rêve. Avec pour compagnons de voyage, un cortège d' arbres, par la brise décoiffés ; laquelle troussait le gai feuillage de leur robe à froufrou.

Dans la lactescence d'un ciel de dragée, dans l'échange des oiseaux picorant les miettes d'un jour en gestation, il était au zénith de lui-même. Et il allait, soleil au cœur, cheveux au vent, en cette heure précoce, fendant les couleurs du silence, en même temps que s'inclinaient les graminées lourdes de perles et de rosée. Il cheminait, cherchant dans l'aventure de l'errance, la teinte originale, celle qu'il n' avait encore jamais mise en sa peinture. Car peintre des paysages, il est. Et poète des couleurs.

Dans le galop des heures qui croît, il savait que l'encre de lumière allait bientôt prendre la place de son sang, si elle ne l'avait déjà prise. Bien qu'aux creux des ornières, dormait encore la trace des ombres, que l'aube allait tutoyant. Or, il se devait de saisir l'Instant, au chalut de ses regards. Celui de l'aurore naissante.

Pendant la montée, la nuit avait eu tout le temps de se taire. Moment pour lui favorable : la clarté, qui commençait sa crue, venant inonder le plateau, d'une lenteur calculée.

Le voici à présent à pied d’œuvre. Et il arrive à point nommé.
Au beau milieu d'une pâture, il est une pièce d'eau, plutôt étang que mare, où se prélasse une colonie de grenouilles, ivres de chants nocturnes, sur les vertes galettes de nénuphars – plantes aquatiques de sa contrée, pastiches impertinent du divin lotus, tout en symbole d'élégance et de pureté ; contrairement aux philistins qui, de leur langage, évoquent leur froideur, leur manque d’amour et de tendresse. Lors que lui, à l'opposé, les vénère.

Avant que de se perdre sous un pied de quenouilles, une brassée de vallisnéries et de rubaniers, une couleuvre, long collier d'argent filiforme, furtivement, s’insinue sous le dormant d'un rondin de bois mort. À telle enseigne qu'il se demande où commence la branche et où finit le reptile, si ce n'est le déplacement ondulatoire du second, tout en glissando gracieux – sortilège d'un mouvement tout en douceur du serpent, se faisant musique, à l'image de ces archets qui caressent la corde des violons, en maintenance de leur note – « Morendo jusqu'à la fin », comme l'a écrit Debussy, à la mesure 66 de son « Clair de lune ».

Séduit par le charme et la sérénité du lieu, au bord de la pièce d'eau, il se pose. La nitescence est idéale. Quasi immatérielle.
Carnet à paysages sur ses genoux posé, boîte à couleurs à portée, court son pinceau, court sur la feuille, dérobant à la nature ce que l’œil voit, ce que l'oreille entend, ce que le cœur ressent, ce que l'âme perçoit. À lui de saisir le moment, avant qu'au visiteur qu'il est, ne le fuit. Car il n'a pas valeur d'éternité. Mais, il y a tant et tant de belles choses à prendre, que le feuillet n'est pas assez large pour y mettre l'intégralité. Quant à choisir il ne peut s'y résoudre.
Salicaires pourpres, campanules bleues à feuilles de pêcher, sagnes, massettes, pâquerettes des prés et bien d'autres encore... Combien est riche la nature.
À la grâce du pinceau !

S'en vont plongeant jusqu'à l'intime des fleurs, les habiles orpailleuses, ces suceuses de sève, ces chapardeuses de pollen, pour rapporter à la ruche, la poussière dorée. Coulera bientôt l'ambre aux fontaines à miel – le contour qui délimite la forme des choses déborde du papier, interrompant inopinément l'ébauche, et le laissant sur sa faim –. Ce qu'il voit, décidément, et je l'ai déjà souligné, sur le papier, ne tient pas.

Vol frénétique des demoiselles à la verte fluorescence. Bonds de sauterelles survoltées. Lors que sur tous les tons, chante le grillon champêtre : cri-cri galant en hommage au beau sexe, cri-cri dissuasif envers les importuns.
Envol d'une bête à bon dieu ou coccinelle écarlate à sept points, qu'il se plaît également à croquer. Hop ! La voilà déjà partie. Attendre son retour, il ne doit, pour connaître le temps que demain, il fera. Où la mettre ? Plus de place, hélas, sur son carnet.

Monte, monte l'alouette chantante aux sourcils blancs et au plumet gris. C'est sa manière à elle de faire sa nuptiale parade. Rituel vertical dépassant le bord supérieur de sa page.
Une clarine vient de tinter, là-bas, du côté de l'enclos à chèvres... Curieux !

Mais, quel est donc ce gracieux reflet sur l'eau ? Une étoile, semble-t-il. Une étoile sur son carnet à souche ? Que diable y fait-elle ?
Il réfléchit...
Une étoile en plein jour ? C'est peu probable. Est-il le jouet d'un sortilège ? Ce n'est pas lui qui l'a peinte. Elle s'est peinte toute seule.
Lorsqu'il est arrivé, pourtant, elle n' y était pas, tout endormie qu'elle devait être, au fond de l'étang ? Sinon il l'aurait aperçue. Ou peut-être était-elle derrière son dos ?
Il se retourne. Rien. Il regarde le dais céleste. Main en visière. Rien non plus.
Il y avait une étoile sur lui penchée. Une étoile qu'il n'avait pas vue ? Et qui, à présent, a disparu ?
Il n'a pas rêvé. Le preuve en est, elle figure sur la page de son carnet. Même que l'eau représentée a gardé son empreinte.
Plus loin, dans la pâture, dérangée par il ne sait quoi, par il ne sait qui, une chevrette a bégueté. Les autres ont remué. Deux ou trois clarines, à leur cou pendues, ont encore tintinnabulé. Puis, plus rien. Les bêtes aussi parlent en dormant, dérangeant une partie du troupeau. C'est certainement le cas.
Mais où est donc passé cet astre, qui dans l'onde s'est évanoui ? Et qui vient de s'éteindre sur son travail aussi ?

En vain. Il essaie de le repeindre. Mais, craquelle la peinture. De trop de lumière, vraisemblablement, il était paré. Et à trop insister, Audren a fini par faire un trou sur sa feuille.
Cela arrive souvent. Il l'a déjà remarqué. Si la beauté, d'un seul jet, accepte d'être reproduite, au second, elle se refuse. Détestant les reprises. Tant il est vrai que pour qu'un tableau soit beau, il ne faut jamais s'y reprendre à deux fois. Sinon, il s'empâte. Et il est gâché.

Il fait chaud. Il fait soif. De peindre, le jeune homme se lasse, depuis l'apparition fugace du corps céleste. Pour parler franc, son éclipse l'agace...
Plus loin, de l'autre côté des saules, à l'ombre d'un petit bois, il sait une demeure paysanne. Un vieillard y habite avec sa petite-fille. Si lui ne sort jamais, elle, par contre, descend en ville, une fois la semaine, pour y vendre son lait et ses fromages. Elle est douce. Elle est aimable. Ses yeux sont d'azur clair. Sa bouche est rieuse. Et ses blonds cheveux, tressés en couronne autour de sa tête, font d'elle une reine.
Il referme son carnet. Range tubes et pinceaux. Boucle sa gibecière. Et se décide à rendre visite à l'humble logis.
Après avoir coupé à travers champs, il traverse la route, puis débouche devant la fermette, après avoir emprunté un chemin blanc, bordé d'une saulée. Avec lequel le propriétaire fabrique corbeilles et paniers, que la petite propose également au marché.
À peine a-t-il posé la main sur la poignée du portail qu'il est accueilli par les aboiements de deux corneaux de couleur fauve.
– Charlie ! Winnie ! Au pied !
Une voix chevrotante, mais autoritaire a claqué. Et les chiens, queues basses, de battre en retraite, sans plus de commentaires.

Que vous disais-je ? La jeune fille, sur la corde, est en train d'étendre du linge. D'un coup sec, exercé de haut en bas, elle défripe chemises et serviettes – avec le vent qui se lève, elles vont vite sécher.
– Qu'est-ce qui vous amène par chez nous ?
Elle vient de parler. Mais cette voix. Mon Dieu ! Cette voix, ce n'est pas une voix. C'est du cristal.

Cliquettent les pinces sur le fil. La jeune fille, sur le cuveau se penche, pour attraper un chemisier et deux ou trois mouchoirs. Trop tard ! La vrille de son regard, est entrée dans le sien... Et son cœur aussitôt de se fendre. Ses mains de trembler. Ses jambes de vaciller.
Il connaissait la demoiselle. Pour l'avoir aperçue de loin en loin, sur la place. Derrière son étal. Mais aussi près et dans l 'écrin agreste de sa demeure : jamais.
À Vendeuvre, on la dit jolie. Mais qu'elle le fût à ce point, il n'y avait pas pris garde. C'est une princesse. C'est une fée. C'est un ange. Une entité. Il y a de l'immatérialité en elle. Frêle. Fragile. Abstraite. La perfection est là. En face de lui. S'en approcher davantage, il n'ose. Tant il craint qu'elle ne fonde. Et disparaisse. Comme l'étoile disparue sur son carnet à souche. Est-ce la chaleur ? Est-ce son infinie beauté ? L'air d'août lui-même se mettant à vibrer ? Il est comme interdit. Lapidifié, il se sent.

Rouge est sa robe de cotonnade. Blanc est son corsage. Une serviette autour de la taille en guise de tablier. Menues sont ses oreilles. Fin est son nez. Petits sont ses pieds, de sandales chaussés. Hâlé est son teint. Et elle a une quinzaine d'années. Seize peut-être. Guère davantage.
– Il faut rentrer Grand-père. Il commence à faire chaud.
C'est alors que sur un banc, assis sous un châtaignier, et pipe aux lèvres, il remarque un vieil homme – celui-là même qui vient de rappeler ses chiens – en train de façonner un panier. Le visteur aurait dû le voir. Au moins sentir la fumée du tabac. Mais non. Fasciné par la céleste vision, il n'y avait point prêté attention. La céleste image ayant occulté l'entour.

– Demande-lui s'il a soif, s'inquiète-t-il auprès de sa petite-fille.
– Entrez, Grand-père ! lui fait-elle, sans directement lui obéir.
– Encore un peu, proteste-t-il. On est bien là. À l'ombre. Elle veut toujours m'enfermer, s'insurge-t-il, le prenant à témoin.
– J'ai vu des éclairs. Il tonne au loin. Il faut que j'aille rentrer les chèvres, explique-t-elle.
– Ce n'est pas pour nous. Tu as vu comme c'est noir, par là-bas. Ça va glisser vers la Côte des Bar ³

Et l'ancien, imperturbable, de poursuivre sa besogne.
Après tressage de la base du panier, et la pose des montants, il est en train de fixer la clôture avec un tour de torche à trois brins, les tiges d'osier ayant été préalablement mises à tremper dans l'eau d'un cuveau en tôle galvanisée, afin de les assouplir.
Tire, natte et tresse... Tire et entortille... S'affairent les doigts du vannier, d’arthrose déformés. Que lui importe. Les gestes sont d'antan. C'est l'instinct et l'habitude, qui les guident.
Il en a presque terminé. Ne restent que la bordure et l'anse.
– Puisqu'il en est ainsi, asseyez-vous, propose la jeune hôtesse, en désignant une chaise de métal. Jamais Grand-père ne se trompe, quand il s'agit de prévoir le temps.

Midi sonnant au village, elle propose :
– Peut-être prendrez-vous quelque chose ?
Pris au dépourvu, de confusion, il bredouille un on ne sait quoi, qu'elle prend pour un assentiment.
Vive elle est. La voilà déjà qui, sans plus de façon, apporte une cruche de vin, du fromage et une miche de pain.
– Trinquons ! dit l'aïeul, en levant son verre.

Jamais il n'avait mangé d'aussi bon pain. Jamais il n'avait bu d'aussi bon vin. Jamais il n'avait goûté d'aussi bon fromage. Tout est bon chez eux. Même si – alors qu'il s'était promis de bien se comporter, malgré son extrême timidité –, sa maladresse vient de lui faire renverser son verre. Qu'elle essuie avec promptitude.
Il s'en veut. Mais elle ne lui en fait point reproche.
– Ce sont des choses qui arrivent, l'excuse-t-elle, en riant.
Que voulez-vous... Il n'y peut rien. La demoiselle est si jolie qu'à tout un chacun, elle fait perdre ses moyens.
Repu et un peu gris, chavire sa tête. Ses yeux se ferment. Pour ne pas s'assoupir, il lutte. La petite de s'en rendre compte, qui suggère :
– Grand-père, conte-nous quelque chose. Notre hôte s'ennuie.
(Ce dont le visiteur qu'il est, de s'en défendre.)
Mais le vieillard de ne pas se faire prier...
À lui, la parole.

 


À SUIVRE

 

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